Les koïs

Publié le par Pascale

N I S H I K I G O I
Nishikigoi ou simplement Koï est le nom donné aux différentes variétés colorées de la carpe commune du Japon. Le nom japonais de la carpe commune, Magoi, désigne l'ancienne carpe noire qui apparut il y a environ 1000 ans.

La carpe commune (Cyprinus carpio) originaire de Perse, plus précisement de la mer Caspienne fut introduite en Asie comme source de nourriture pour approvisionner la population, des régions rendues difficiles d'accès, pendant l'hiver. La carpe, riche en protéïne, facile à nourrir étant omnivore, ayant une croissance rapide durant l'été où elle est stockée dans les réserves d'eau servant à irriguer les rizières, était très appréciée.
Pendant cette période, les premiers alevins avec des écailles colorées sont découverts. Les plus anciens témoignages écrits ou estampes permettant de dater l'apparition de dessins sur les carpes, remontent approximativement à 530 avant J-C.
Ces carpes mutantes sont gardées comme animaux domestiques et croisées avec d'autres, par les éleveurs. Ces derniers sont loin d'imaginer l'ampleur que prendra leur modeste passion dans les siècles à venir...
Selon certains écrits, la première couleur à apparaître serait le bleu ensuite l'orange, le rouge et le blanc. Ces couleurs étaient fixées génétiquement à cette époque mais les magnifiques couleurs et variétés que nous connaissons actuellement, sont apparues durant ces deux derniers siècles et ont demandé de nombreuses générations de koïs et d'éleveurs.

Toutes les Koï sont sélectionnées pour être vues du dessus. Quand les alevins ont entre 60 et 120 jours suivant les variétés, des experts trient ceux qui ont les plus beaux dessins, mais environ 80% des alevins sont rejetés, car il est évident que l'on ne va pas faire grandir des Koï laides et donc sans valeur. La première sélection est pour la couleur et la taille car les Koï qui vont devenir beaux, grandissent moins vite que les autres qui de succroit, dévorent leurs frères et soeurs de petite taille, cette opération doit donc être pratiquée très tôt. Ce canibalisme cesse après un certain temps et on peut mêler une Koi de 10 cm avec une de 80 cm sans risque.
Les variétés de Koï les plus courantes sont : la Kohaku , la Sanke et la Showa, mais il en existe environ 125, partagées en 13 groupes différents, toutes portant leur propre nom.
Les Koï avec des reflets métalliques sont très populaires auprès des nouveaux initiés, cette variété est apparue après la seconde guerre mondiale.
La Kohaku est une Koï blanche avec des dessins rouges le long du corps, ces derniers doivent être réguliers et équilibrés et de préférence, ne doivent pas recouvrir ni les yeux ni la bouche, ce qui donne un aspect plus agréable à l'oeil. Cette variété est sans doute, pour les collectionneurs, la plus élégante et la numéro un dans leur coeur, ce n'est pas seulement dû au fait que les couleurs nationales du Japon soient le rouge et blanc mais tout simplement grâce à ses qualités esthétiques, et il est vrai que dans un bassin, il valorise la beauté de ses autres congénères.
La Sanke est une Koï blanche avec des dessins rouges comme la Kohaku mais en alternace avec du noir ainsi que des rayures, noires également, sur les nageoires .
La Showa est une Koï noire avec des dessins rouges et blancs. Il faut que les dessins rouges et noirs soient assez larges, avec très peu de blanc. Pour reconnaitre la différence entre la sanke et la showa , ce qui est parfois difficile, il faut savoir que la Showa a toujours les jointures des nageoires pectorales noires.
La Ogon (Koï dorée ou argentée), variété établie en 1947 qui depuis sa création, a beaucoup été perfectionée. A l'origine, cette variété était réservée exclusivement à l'empereur Hiro Hito pour fournir toutes les eaux du palais et des villas impériales.
La carpe Koï a une très grande faculté d'adaptation aux différentes températures de l'eau, entre 4° C et 25° C et parfois plus. Néanmoins, je reste convaicu que la température idéale pour le bien-être d'un Koï se situe entre 15° C et 18° C. Dans une température de 4° C à 6° C, la Koï devient inactive en raison du fait que son métabolisme est gouverné par son environnement. Durant la saison froide, les Koï n'hibernent pas mais restent en état de léthargie et attendent que la température remonte mais dans les régions chaudes, elles ne sont pas sujettes à ce phénomène et vont continuer à manger et à grandir tout au long de l'année.
Sous les 3°c les Koï vont beaucoup souffrir et peuvent mourir de froid.
Les Koï sont sensibles aux brusques changements de température qui peuvent leur être fatals dans certains cas, surtout du chaud vers le froid. L'écart maximum de ce changement ne doit pas dépasser les 2°C du froid au chaud.
Comme pour les poissons tropicaux, il faut faire flotter le sac de transport, sur la surface de l'eau pour que la température de l'eau atteigne celle du bassin avant d'y introduire les Koï (environ 20 mns). Comme la composition chimique de l'eau change d'un environnement à l'autre, pour éviter un choc thermique, il vaut mieux laisser entrer un peu d'eau dans le sac pour au moins 1 minute avant de lâcher les poissons, afin de leur garantir un changement en douceur.
Le problème de base avec un choc thermique , c'est-à-dire avec une différence de température très élevée, est le stress provoqué par ce dernier. Les Koï vont devenir très faibles et donc vulnérables aux attaques parisitaires, aux maladies, bactéries, mycoses etc... Le premier symptome est que la Koï ne rejoindra pas le reste du groupe et parfois pour plusieurs jours , cela est sans gravité, mais si ce phénomène se prolonge au delà d'une semaine ou plus, l'état de stress est évident et va provoquer la destruction de la couche protectrice de mucus.
La longévité moyenne d'une Koï est de 75 ans mais une Benigoi (Koï rouge) a atteint 228 ans, pour calculer son age, l'on a extrait une écaille et après un traitement chimique, lu ses anneaux de croissance de la même façon que pour un arbre.
La taille moyenne d'un Koï est de 70 cm pour un poids de 5-7 kilos mais quelques spécimens peuvent atteindre 80 cm voir 1m. Ces Koï sont si rares et si belles qu'elles se négocient des fortunes.
Une Koï devient adulte après 3 ans pour les femelles et 2 ans pour les mâles avec une taille moyenne de 45 cm.
Les Koï peuvent être élevées partout dans le monde, mais dans un climat tempéré, et exigent une profondeur d'eau minimume de 80 cm. . Elles resteront au fond, où la température se maintiendra à 4° C même si la surface gèle. Si la hauteur du bassin est inférieure, cela peu provoquer un changement rapide de la température de l'eau et peut avoir une mauvaise influence sur la santé des poissons. La croissance et la forme sont également influencées par la profondeur de l'eau.
Les Koï sont de grosses mangeuses et par conséquent, créent un niveau élevé de pollution dans leur environnement.
Le bassin doit être considéré comme un grand aquarium. Ainsi, lorsque l'on élève des poissons tropicaux, il est nécessaire d'avoir un système de filtration et d'aération, une taille d'équipement adaptée au volume d'eau et au peuplement. Il en va de même pour un bassin de kois qui a besoin d'un grand système de filtrage et d'une aération suffisante pour fournir l'oxygène dissout, surtout pour les mois les plus chauds de l'année. Généralement, à cette époque, les bassins de jardin sont envahis par des algues vertes qui empêchent de voir les poissons. Seul, un filtrage efficace va permettre d'enlever la plupart des substances nutritives dont les algues ont besoin pour survivre et par conséquent, l'eau va rester claire.
Il y a d'autres éléments pour aider le filtre, un bon contrôle du dosage de la quantité de nourriture donnée aux poissons et un système ultra-violet qui peut-être utilisé individuellement ou conjointement avec le filtrage biologique surtout si les algues persistent et si le niveau d'ensoleillement du bassin est élevé.
Les déchets solides et le taux d'amoniaque sont les principales sources de pollution dans un bassin de Koï mais il est évident que dans un milieu naturel avec beaucoup de plantes, ces déchets serviront à la consommation de ces dernières. Un bassin artificiel avec des plantes va prendre plusieurs saisons avant dêtre autonome mais il n'est pas recommandé pour un bassin de Koï d'avoir des plantes pour les raisons évoquées plus haut.
En général, le fond du bassin est nettoyé avec un aspirateur (style piscine), l'idéal étant un drain situé dans l'endroit le plus profond du bassin qui donne un contrôle de qualité d'eau optimal.


tiré de : http://perso.wanadoo.fr/jihel/koi01.html

Pour le dimorphisme sexuel : Leur dimorphisme sexuel est détectable vers l'âge de 2 ans (25 cm) et se caractérise par des nageoires pectorales plus développées chez le mâle dont les opercules ont un aspect "rugueux" (comme des points blancs). La femelle possède en outre un ventre plus relâché.
Vue de dessus la femelle est plus épaisse que le mâle et discrets boutons nuptiaux chez le mâle en période de reproduction .

Voir aussi :

http://www.carpekoi.com

Les principales variétés : http://www.carpekoi.com/koi/koi3.ASP

Publicité

Publié dans Mon fourre-tout

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article