Le cheval des fosses
| | De tout temps, les animaux ont toujours été maltraités. Lorsque le cheval descendait dans la mine, il ne remontait que des années plus tard pour mourir... Le mineur, lui, heureusement pouvait remonter à la surface après 14 à 15 h de labeur... Après avoir lu cet ouvrage J. sottiaux en a retiré un poème vraiment poignant pour qui sait lire entre les lignes, le voici :
Aux chevaux des mines...
Dans la fosse profonde où le jour n'entre pas, Sous la morne clarté des lampes fantastiques, Les vieux chevaux fourbus et rachitiques, Traînant les wagonnets, marchent à petits pas.
Tristes mais résignés, ils vont la tête basse, Dans leur cerveau voilé cherchant un souvenir; Et devant leurs grands yeux vagues parfois il passe Comme des visions qu'ils ne peuvent saisir.
Ce sont de gais valons inondés de lumière Où l'on passait rapide et les naseaux fumants; Ce sont des prés, des champs et des bosquets charmants, C'est la ferme rustique où riait la fermière
Et quand le vieux forçat succombe sous l'effort, Pendant qu'autour de lui l'on dit : « Regarde, il crève » ! A sentir tous ses maux finir avec la mort, Il croit qu'il s'en retourne au pays de son rêve ! J. Sottiaux |
En hommage à tous ces chevaux morts dans les mines sans espoir de retour...
à la lumière du jour.
Au début du XXème siècle, le cheval est progressivement remplacé par la locomotive électrique. Elle permet de réaliser une économie de l'ordre de 60%. En France, des chevaux seront employés jusque dans les années 1960.
Le cheval est la première mécanisation de la mine.
Le dernier est remonté en 1962.
