STOP à l'hippophagie

Publié le par Pascale

 

Voici l'histoire d'Ange:

J'étais dans mon box, j'étais heureux. Mais "ils" sont venus. Moi, innocent, j'ai passé la tête par la porte de mon box et j'ai poussé un joyeux henissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour. Et là, je "les" ai vus. Derrière eux, j'ai vu des cavaliers du club pleurer. Puis j'ai entendu ces mots que je n'ai pas compris: "on ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarasser de ceux qui ne nous sont pas indispensables. Or, Ange n'a pas eu de très bon resultats aux derniers concours.." Ange, c'est moi. C'était moi. "Ils" m'ont emmené dans un van que je ne connaissais pas. Dedans, il y avait aussi Canelle, une ponette qui s'était blessé à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis "ils" nous ont fait descendre dans une cour. Ca sentait bizarre. Le sang, la mort, le crottin... Puis "ils" nous ont fait monter dans un gros camion où il y avait déjà un dizaine de chevaux qui ont henni en nous voyant. Mais ce n'était pas un henissement que je conaissais. C'était un henissement de peur, de douleur, de détresse. Et là, j'ai commencé à ressentir la Peur. La vraie Peur. Je ne l'avais connue jusqu'ici. Cette Peur que l'on ressent quand on ignore quelque chose de capital. Dans la camion, l'odeur s'est amplifiée. C'était à la limite du supportable. Puis le camion a démarré. Brutalement. On a roulé longtemps. J'avais faim, j'avais soif. En voyage, j'ai fait connaissance du cheval qui était à côté de moi. C'était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s'infectait peu à peu à la jambe. Puis "ils" ont fait monter d'autres chevaux. Pour qu'on se pousse, ils nous ont foutté. Et là, Indy a trébuché. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Après quelques heures de souffrances horribles, il s'est éteint. Puis son corps a commencé à sentir.. C'était horrible. Peu à peu, d'autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de désespoir. Enfin, le camion s'est arrété. "Ils" ont ouvert la porte. La lumière m'a aveuglé. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m'ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J'ai eu mal. Mais j'étais obligé d'avancer. Dans d'interminables couloirs hantés par le sang, la peur, la Mort. J'ai entendu un cheval hennir, j'ai reconnu Canelle.. Ma petite Canelle si courageuse. Puis on est arrivé dans un grande salle avec un plancher en fer. Puis, "ils" ont fermé la porte et "ils" nous ont laissé là. Pas à boire, pas à manger. Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Canelle aussi. Puis, un jour, "ils" sont venus me chercher. J'ai eu à boire. C'était bon. C'était la dernière chose que j'aurais eu de bon dans ma vie. Ensuite, je suis entré dans un salle où l'odeur, l'ambiance, m'a fait paniquer. Je me suis cabré, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, "il" est entré. J'ai senti quelque chose entrer dans ma gorge. J'ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j'ai su. J'ai eu mal au coeur. J'ai fermé les yeux. Le noir..... Ange est mort. Il a rejoint la paradis des chevaux où il a retrouvé Canelle et Indy.  Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça !

 

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Les chevaux sont des animaux de compagnie comme les chiens et les chats. Qui parmi les hippophages se soucie de savoir que les animaux souffrent pendant les transports vers l'abattoir ? Qu'ils sont entassés dans les camions, qu'ils ont faim et soif ? Que certains sont blessés et non soignés ? A quoi bon, puisque l'essentiel c'est que l'animal arrive vivant à l'abattoir, blessé ou pas. Eh oui, pour que les hommes puissent manger de la viande, il faut que les animaux soient vidés de leur sang. Et le sang s'écoule mieux d'un animal encore vivant. Une loi oblige les abattoirs à étourdir les animaux avant de les égorger, mais les méthodes ne sont pas infaillibles. Et alors ? Les hippophages se soucient-ils de savoir si le cheval est étourdi correctement avant d'être égorgé, s'il ne se réveille pas pendant l'égorgement ? Non certainement pas.Des humains qui, pour certains, s'apparentent à des monstres. Car parmi les hippophages, il y a aussi des cavaliers. Même pire, il y a des propriétaires qui se débarrassent de leurs vieux chevaux en les envoyant à la boucherie. A ces gens qui n'ont rien compris aux chevaux : « non, un cheval, ça ne se mange pas !!! »


Hélas, beaucoup de personnes ne pensent pas comme moi...


Si vous avez votre cheval ou poney...

Quand viendra l'âge où il ne pourra plus être monté, ne l'envoyez pas à la boucherie.
Des années durant il a été votre ami fidèle, avec lui vous avez passé des moments inoubliables, il vous a tout donné, sa force, sa confiance et son affection. Ne trahissez pas sa confiance, trouvez lui une retraite paisible et en dernière solution ou s'il souffre, décidez vous-même de lui retirer la vie, humainement avec  l'aide de votre vétérinaire.

Il vous en sera reconnaissant.

Et demain, quand vous irez dans son box,  serrez-le dans vos bras, caressez-le tendrement,  en pensant aux autres chevaux qui n'ont pas la chance de connaitre l'affection d'un bon maitre.

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Publié dans Mes maux

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